Le mot de la Présidente, Marie-Christine Le Gales

Bienvenue ; c’est avec sourire et joie que nous aimerions vous accueillir, car, certes, s’occuper de nos amis les chats nous emplit d’un merveilleux bonheur. Après leur errance de chats perdus ou abandonnés, de chats nés de ces pauvres vagabonds, après une vie de peur, si pénible, pleine d’embûches et de souffrances, comme ils nous sont reconnaissants enfin recueillis, et comme ils nous apportent tant avec leurs doux miaulements, leur paisible ronron et leurs adorables mimiques. Combien ils sont heureux et combien nous le sommes pour eux. C’est eux qui nous motivent et nous permettent de continuer cette difficile tâche que les associations rencontrent ; c’est si épuisant, bien souvent décourageant, car cela semble sans fin, sans fin… Quand on peut finalement mener un de ces malheureux, vers une belle adoption, et qu’on le sait soigné, rassasié, câliné, comment ne pas penser avec tristesse et rage à la fois à ces milliers de pauvres petits êtres, qui seraient tout aussi heureux de trouver ou retrouver un foyer aimant, eux qui sont condamnés à errer dans la peur, jusqu’à trouver seule, la mort après ces mois d’errance, de souffrance, de faim, de dessous de voiture, de pluie, de froid en hiver, de soif en été. Cela fait dix ans, que je côtoie ce monde de douleur, et il y a bientôt deux ans, qu’avec des "amis-chats",

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nous avons créé notre association. Nous luttons, jour après jour, mois après mois, pour leur venir en aide ; notre travail pour les sauver de cette misérable existence s’accroît, année après année, car les abandons sont de plus en plus fréquents, dans une société du loisir sans encombre et du jetable pour ne pas dire jetage. Le combat est immense et souvent insatisfaisant, frustrant : un chat sauvé et puis un, deux, dix, cent autres chats à secourir se présentent. Nous les connaissons par notre présence quotidienne sur le terrain et vu leur nombre croissant du fait des abandons de plus en plus réguliers, nous savons que nous ne pourrons pas tous les sauver. On nous le dit souvent ; mais quand s’arrêter et surtout auxquels ? Cette terrible décision est déchirante, car des milliers (des millions sur le territoire national) de chats non secourus, sont condamnés à être euthanasiés par les fourrières, ou à mourir, malades, empoisonnés, accidentés, cachés dans un recoin ou sous un buisson, à l’abri des regards comme le font les chats, sans sentir un dernier geste d’affection. Tous ces recueillements génèrent outre le travail, un coût énorme. Pour la part financière, ce sont mes revenus propres qui nous ont permis de soigner, stériliser, identifier ces chats, tester leur sérologie…

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Les membres de l’association donnent aussi beaucoup de leur temps et de leur patience pour les (re)sociabiliser afin d’une adoption réussie. Ainsi les chats semi-sauvages (anciens chats domestiqués rejetés à la rue) s’adapteront plus facilement à une nouvelle vie domestique, d’autant mieux s’ils sont insérés au milieu d’autres chats du même foyer, tandis que les chats sauvages (nés dans la rue et jamais domestiqués) pourront se familiariser à une présence humaine bienveillante pour trouver le couvert et le coucher, même s’il faudra de nombreux mois avant qu’ils n’acceptent de pénétrer dans une maison. Grâce aux vétérinaires qui nous soutiennent, nous pouvons mener à bien cette opération de sauver et de stériliser ces chats errants (mais seulement une infime part d’entre eux), afin de limiter leur nombre dans cet abandon. Par le secours du monde vétérinaire, notre association peut proposer des prix associatifs pour les personnes à revenus modestes afin de stériliser leur chat, tant mâle que femelle, pour limiter les naissances,… et les abandons de « jouets » devenus grands et bien encombrants. Aidez- nous ; nous n’avons plus les moyens de financer des soins souvent coûteux. Le moindre apport nous sera d’un grand secours. Nous avons tant œuvrés, si préoccupés par ce combat désespérant, nous avons pas encore pris le soin de faire appel aux dons.
La Présidente

Fin et Merci